DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd"> Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui: Les intergroupes parlementaires espagnols appellent le gouvernement à "suspendre la vente d’armes" au Maroc

Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui

lundi, février 12, 2007

Les intergroupes parlementaires espagnols appellent le gouvernement à "suspendre la vente d’armes" au Maroc


Madrid, 11/02/2007 (SPS) Les intergroupes parlementaires "Paix et liberté pour le peuple sahraoui", qui rassemblent des élus des deux chambres du Parlement national et des assemblées législatives de toutes les régions d’Espagne, ont appelé samedi soir le gouvernement espagnol à "suspendre la vente d’armes au Maroc".
"La nouvelle de la décision de l’Espagne de vente d’armement au royaume du Maroc en cette conjoncture délicate dans le processus (de règlement du conflit du Sahara occidental) perturbe les efforts de paix et donne à penser que des pas pourraient être accomplis vers la reprise par le Maroc des hostilités", ont affirmé ces intergroupes dans une déclaration.
"Nous exprimons notre profonde préoccupation et appelons les autorités espagnoles, l’Union européenne et le Conseil de sécurité des Nations Unies à suspendre la vente d’armes au Maroc tant que le conflit ne sera pas résolu", souligne la déclaration, adoptée au terme de la 11ème conférence des intergroupes parlementaires tenue à Santander, au siège du parlement de la région de la Cantabrique (nord de l’Espagne).
Ils ont réaffirmé leur disposition à "coopérer avec les efforts" du gouvernement espagnol en vue d’une "solution juste et définitive" au conflit, soulignant que cette solution doit être basée sur la "légalité internationale", qui implique que la "question du Sahara occidental est une question de décolonisation", et sur le "droit inaliénable du peuple sahraoui à décider librement de son destin".
Les intergroupes parlementaires ont, dans ce contexte, exprimé leur "rejet catégorique" du "plan d’autonomie" marocain, en ce qu’il "n’est pas conforme au droit international". Ils ont observé, à l’attention de "ceux qui ont encouragé cette proposition", que celle-ci constitue un "nouvel obstacle dans la recherche d’une solution juste et définitive au conflit".
Ils ont, par ailleurs, "déploré la position "ambiguë du gouvernement espagnol face au "non respect flagrant de la part du Maroc de la légalité internationale en matière des droits de l’homme", une position qu’ils ont considérée "incohérente" avec les "responsabilités lui incombant en relation avec le Sahara occidental et les souffrances de son peuple".
"L’absence d’une dénonciation claire" des violations des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental "n’est pas en syntonie avec le sentiment de la majorité des citoyens et des institutions de l’Etat espagnol", ont relevé les intergroupes parlementaires.
Ils ont jugé tout aussi "incohérente", au regard des "responsabilités historiques de l’Etat espagnol, la "position d’abstention adoptée par ses représentants à l’Assemblée générale et à la commission de décolonisation des Nations Unies" sur le Sahara Occidental.
Cette position, ont-ils fait remarquer, "contraste avec l’appui résolu à la conclusion d’un accord de pêche entre le Maroc et l’UE, n’excluant pas les eaux territoriales du Sahara Occidental", un accord qui "conforte l’exploitation des ressources du territoire contre la volonté de ses légitimes propriétaires", ont-ils dénoncé, appelant à la "révocation" des clauses qui touchent les droits du peuple sahraoui.
Constatant la situation de blocage dans laquelle se trouve le conflit du Sahara Occidental, "fondamentalement en raison de l’intransigeance du Maroc et de l’inefficacité des organismes internationaux", ils ont appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies et l’UE à agir "urgemment" pour la tenue "sans délai" d’un référendum d’autodétermination afin que le peuple du Sahara Occidental puisse "décider librement et démocratiquement son avenir".
Les intergroupes ont, par ailleurs, appelé le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies à intervenir en urgence pour "protéger efficacement les droits fondamentaux et la vie de la population sahraouie dans les territoires occupés". Ils ont dans le même sens demandé au secrétaire général de l’ONU d’élargir les prérogatives de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) pour assurer la défense de ces droits.
Le président des intergroupes "Paix et liberté pour le peuple sahraoui", Andres Perello, a appelé samedi matin le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à assumer le leadership du processus de décolonisation "inachevé au Sahara Occidental.
M. Perello a affirmé que l’Espagne devait "s’impliquer" dans la décolonisation du Sahara Occidental car, a-t-il rappelé, du point de vue de la légalité internationale, elle est à ce jour la "puissance administrante" de ce territoire. (SPS)
020/090/700 111120 FEV 07 SPS

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