DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd"> Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui: Chirac à la rescousse de Mohammed VI Plan marocain contre le sahara occidental

Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui

mardi, février 06, 2007

Chirac à la rescousse de Mohammed VI Plan marocain contre le sahara occidental


Entamant à Paris son opération de charme, dans l’espoir de donner du crédit à son projet d’autonomie qu’il veut imposer aux Sahraouis, le Maroc n’en finit pas de faire l’objet de critiques des organisations non gouvernementales pour sa violation des droits de l’homme au Sahara occidental.
Refusant de tenir compte de la légalité internationale, qui accorde au peuple sahraoui l’exercice du droit à l’autodétermination conformément aux différentes résolutions de l’Organisation des Nations unies, Rabat s’entête à vouloir imposer à la communauté internationale son plan d’autonomie. Dans cette perspective, des émissaires du roi Mohammed VI ont commencé leur campagne de promotion auprès de leur plus grand allié dans cette question, à savoir la France, qui ne pouvait que juger “constructive” l’initiative marocaine. “Après la France où une délégation a expliqué lundi au président Jacques Chirac la teneur du projet d'autonomie que le Maroc doit présenter en avril à l'ONU, des émissaires gouvernementaux seront dépêchés auprès des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Russie et de la Chine”, a affirmé une source gouvernementale marocaine.Cette étape sera suivie par “des consultations en février avec ces pays ainsi qu'avec les autres pays non permanents du Conseil de sécurité” comme le Qatar, le Pérou, l'Italie, le Ghana, l’Indonésie, la Belgique, la Slovaquie et le Congo, a ajouté la même source. Réagissant à cette opération de charme, le gouvernement sahraoui a appelé, dans une déclaration rendue publique lundi, la France “à user de toute son influence pour amener le Maroc à emprunter la voie de la sagesse en acceptant de coopérer pour la mise en application du plan de règlement consacré par les Nations unies”. Bien qu’il considère que le président Chirac “tourne le dos publiquement à la légalité internationale et encourage la rébellion et l'insubordination aux résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU qui toutes reconnaissent au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination”, en accordant du crédit au plan d’autonomie marocain, le gouvernement sahraoui estime que “le rôle qui sied à un grand pays comme la France est de stimuler les parties à se conformer à la légalité au droit et d'aider à l'avènement d'une paix juste basée sur le respect des résolutions des Nations unies”. En dépit de son offensive diplomatique, le royaume chérifien continue à faire l’objet de nombreuses critiques pour ses violations des droits des Sahraouis dans les territoires occupés. En effet, après Human Rights Watch, qui avait dénoncé dans son rapport annuel les pratiques policières marocaines dans les villes du Sahara occidental violant les plus élémentaires principes des droits de l’homme, c’est au tour de l’autre organisation non gouvernementale, Amnesty International d’épingler Rabat. À l’occasion du procès de deux militants sahraouis, Ibrahim Sabar et Ahmed Sebaï, qui s’est ouvert à Al Ayoune, cette ONG a demandé aux autorités marocaines de cesser ces exactions contre les militants sahraouis des droits de l’homme et de respecter la légalité internationale. Par ailleurs, l’organisation Reporters sans frontières n’a pas ménagé le Maroc dans son rapport sur la liberté de la presse en 2006 affirmant que “le Maroc bloque l'accès aux sites Internet proches du Front Polisario, ainsi qu’à la publication en ligne du mouvement islamiste Justice et Bienfaisance”. Elle déplore notamment que “des journalistes étrangers, connus pour leur couverture de la situation des droits de l’homme, se sont par ailleurs vu refuser, le 24 octobre, l'entrée sur le territoire du Sahara occidental sous contrôle marocain”.L'année 2006 “s'est révélée désastreuse pour les professionnels des médias”, indique le rapport de RSF, lequel ajoute que “censures, harcèlements et poursuites judiciaires ont mis à mal la presse indépendante tout au longde l’année”.
K. ABDELKAMEL

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