DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd"> Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui: Aminatou Haïdar militante des droits de l’homme et du peuple du Sahara occidental

Indépendance et Paix pour Le peuple Sahraoui

vendredi, octobre 13, 2006

Aminatou Haïdar militante des droits de l’homme et du peuple du Sahara occidental


Une situation coloniale
Le Maroc reproduit au Sahara occidental les pratiques
des pays expansionnistes qui s’approprient un territoire. Propagande : pour justifier l’annexion de 1975, le palais et une élite à sa solde ont réinventé l’histoire. « Le Grand Maroc est davantage une idée ambitieuse qu’une réalité historique », a écrit l’historien et juriste français Maurice Barbier, s’appuyant sur les traités signés par l’Espagne et l’Angleterre avec les différents sultans entre 1767 et 1895.
La spoliation des richesses naturelles : l’occupant pille les réserves halieutiques des eaux territoriales, le phosphate de la mine de Boucraa, une des plus riches du monde, et rêve du sous-sol du désert, riche en minerais : fer, titane, manganèse, uranium.
Atteintes aux droits du travail : les Sahraouis se voient révoqués sans justification, d’autres sont arbitrairement mutés, des salaires sont bloqués.
Quadrillage sécuritaire : les rares visiteurs du territoire occupé sont impressionnés par l’omniprésence de la police, de la gendarmerie et des GUS postés aux entrées des villes et dans les faubourgs.
Colonisation de peuplement : des milliers de Marocains ont été déportés de chez eux en 1992 et installés dans de grands bidonvilles aux abords d’El Ayoun, Boujdour, Smara et Dakhla pour influer sur le corps électoral.
Refus de la liberté d’expression, d’association : la section Sahara du forum Vérité et justice créée en juin 2000 fut dissoute en juin 2003. Les autres associations de défense
des droits humains n’ont jamais été reconnues.
Entrave à la liberté de circulation : par deux fois, d’anciens disparus et parents de disparus n’ont pu se rendre à Genève
et témoigner devant l’ONU.
Une justice aux ordres : aux vagues de disparitions forcées entre 1975 à 1990, ont succédé les condamnations à des peines de prison de vingt ans pour manifestation. La procédure judiciaire ne respecte même pas la loi marocaine ! Les jugements sont préfabriqués et dépendent de la présence ou non d’observateurs internationaux. Lors de mon procès, j’ai été accusée de constitution de bandes armées et d’incitation à la violence,
des chefs d’accusation qui n’avaient rien à voir avec mon interrogatoire portant sur mes activités et mes prises de position.

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